Les polémistes et vous

Depuis quelques semaines (et dans le fond plusieurs mois…) une guerre de tranchée sévit sur le web et dans les medias traditionnels. Un débat quasi stérile entre 2 clans.  Leurs armes sont redoutables. À coup de billets incendiaires et de commentaires sur les blogues (d’autres exemples ici et ici), de conférences, de présences télé ou radio ou de web-diffusions,  ces deux clans se rangent chacun de leur côté et semblent durcir leur position. On se traite de « chantre », de « journalistes qui vomissent » . C’est pas jojo. Divertissant mais pas jojo ;-). Ils tentent éperdument de démontrer qu’ils ont raison.

C’est bien beau les débats philosophiques mais comme je dis souvent à ma douce, j’aime mieux avoir la paix qu’avoir raison. (ici, je fais bien sûr référence à la paix d’esprit). À un moment donné, il faut arrêter de s’obstiner et avancer. C’est pas mal plus zen et meilleur pour la santé. Ces obstinations et géguerres intestines ne mènent à rien selon moi. (Quelques uns adoptent un discours d’ouverture  tels que Dimitri Gourdin dans ce billet qui nous donne la perspective d’agence sur cette confrontation entre le marketing traditionnel et le web 2.0.)

La confrontation du passé et du futur

D’un côté, on retrouve les traditionalistes des médias. Ceux qui défendent le statu quo. Ceux qui prétendent que les journaux, la télé, l’affichage ne vont pas mourir. Leur discours se résume à « Ces médias ont leurs raisons d’être et que c’est pas vrai que le web va venir tuer une recette qui marche bien depuis si longtemps ». Le temps fera son oeuvre et petit à petit, leur discours ne tiendra plus la route. En attendant, laissons-les jouer à l’autruche tout seuls. Ils vivent dans le passé.

De l’autre côté du spectre, on retrouve les « gourous » des nouveaux médias. Ceux qui ne jurent que par le web. Ils ne manquent pas une occasion de ridiculiser les tarlas qui lisent encore leur journaux en version papier, qui font encore de la publicité à la TV ou à la radio ou ceux qui n’ont pas leur compte Twitter. Ils me font rire, ils m’intéressent et j’aime les lire et les écouter. Il m’ouvrent vers de nouveaux horizons. Ils changent souvent d’idée. Ils aiment bien s’amuser à faire des prédictions.Ils vivent dans le futur.

La réalité: les gestionnaires marketing vivent au présent et préparent l’avenir

J’aime la polémique et les débats d’idées mais encore faut-il que ca mène à quelque part. Il faut que ça fasse avancer le débat. Dans ce cas-ci, le débat stagne et vous savez quoi, je n’en ai rien à foutre de qui a ou aura raison. Toutes ces prédictions, c’est de la bullshit. Arrêtez de jouer aux Nostradamus et retournez un peu à la base. Moi, tout ce qui m’intéresse, c’est d’avancer, de progresser, pas de défendre des positions statiques. Les consommateurs moyens, vos clients,  eh bien, eux-aussi vivent au présent.

 Si tous ces gourous et autres défendeurs du statu quo arrêtaient de s’obstiner pour essayer de savoir qui pisse le plus loin et essayaient de travailler ensemble à établir des guides, des pratiques concrètes afin d’aider les gestionnaires marketing ouverts au changement à intégrer ces nouveaux outils de manière équilibrée dans leur mix-marketing, je pense que tout le monde en sortirait gagnant. Autant les débatteurs d’idées que les praticiens du marketing. De grâce, arrêtez de vous peinturer dans le coin, vous ne rendez service à personne.

Je suis un adepte  des nouveaux médias (relativement récent, la preuve vous me lisez sur mon blogue ;-)) et en tant que marketer , je pense qu’il faut être carrément myope pour les ignorer. J’en ai parlé dans des billets précédents.  Le marketing est en train de se réinventer et les pionniers de cette révolution seront les gagnants de demain. Si Barack Obama à la Maison Blanche est capable d’embrasser cette révolution alors, vous en êtes tout aussi bien capables. Il n’est peut être pas nécessaire pour tous les marketers d’abandonner tout ce qu’ils faisaent pour se tourner uniquement vers du Web 2.0 mais au minimum, il faut avoir la curiosité d’oberver et d’analyser ce qui se passe, parce que ca se passe vite et vous rsiquez de vous faire dépasser rapidement.  Jean-Sébastien Chouinard d’Adviso Conseil a fait un billet sur les 5 niveaux d’un gouvernement 2.0 qui peut être repris par une PME désireuse d’évoluer dans cette direction. Commencez donc par la base.

Si vous me lisez sur ce blogue, vous êtes dans la bonne direction. Allez-y. Testez, expérimentez. Prenez des risques. Récupérez les bons coups des autres mais surtout, ne vous attardez pas aux polémistes qui ne cherchent qu’à défendre leur opinion. Foncez.