Jeremiah Owyang:Climb the Social Business Hierarchy of Needs: LeWeb Keynote, 2011

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Je suis Jeremiah Owyang sur Twitter et ailleurs depuis au moins 3 ans. Figure de proue des médias sociaux et du marketing digital en Amérique du Nord, il s’avère être un stratège et un analyste hors pair. Inspirant, sympathique, pragmatique, ses analyses et rapports ne m’ont jamais déçu. Dans la mer d’information qui caractérise le marketing web, il représente un point d’ancrage incontournable. Je partage ici sa dernière présentation à la conférence internationale LeWeb 2011 à Paris. Il y décrit la situation des médias sociaux dans les entreprises et discute de la marche à suivre pour mettre en place une stratégie de média social en entreprise en évitant les pièges.

Needium: pour une utilisation unique et pertinente des médias sociaux

Ça fait plus d’un an que j’entends parler de Needium. Une start up montréalaise qui pourrait bien devenir le prochain joyau de la planète web/techno québécoise. Sylvain Carle, alias A Frog in the Valley, personnage bien connu de la webosphère québécoise est derrière ce superbe projet. C’est selon moi une des façons les plus brillante, innovatrice et pertinente de tirer profits des médias sociaux et de l’accroissement de leur usage par les internautes.

Au delà du fluff marketing qui entoure les médias sociaux et de la relation que ceux-ci permettent de bâtir avec les utilisateurs de nos produits, bien peu d’entreprises ont vraiment su trouver un « business model » aussi percutant pour bien utiliser l’océan d’information dans lequel nous baignons. Needium permet de transformer les multiples communications sociales des internautes en leads. Ce n’est pas rien.

Aujourd’hui, l’équipe de Needium publie cette courte vidéo explicative de leur service. C’est précis et bien fait. On sent que leur marché cible est clairement plus vaste que notre Belle Province et c’est très bien ainsi. Je leur souhaite la meilleure des chances.

Le « Frientertainment » ou quand vos amis deviennent votre source de divertissement

Il m’arrive d’inventer des mots en français ou en anglais. Je les garde souvent pour moi et des fois je les partage comme ici en mai 2009 où je me sentais en état de webriété, un état qui semble être partagé par plusieurs de mes confrères.

J’ai eu un flash ce matin dans la douche (n’est-ce pas là que prennent forme les meilleures idées?)

On constate ces tendances…

  • Diminution du nombre d’heures de télévision;
  • Lectorat des journaux à la baisse;
  • Proportion de plus en plus grande des gens qui s’informent (nouvelles) en ligne  plutôt qu’en regardant les bulletins de nouvelles ou en lisant les journaux papier;
  • 9 jeunes de moins de 21 ans passent au moins une heure par jour en ligne;
  • L’américain moyen a passé 12% plus de temps à regarder des vidéos en ligne en 2010 qu’il ne l’a fait en 2009;
  • 1/3 des américains possède un téléphone intelligent;

On le sait maintenant, les médias sociaux et internet en général prennent plus de place dans nos vies. La source principale de divertissement des baby boomers et de leurs enfants a longtemps été la télévision. Les choses sont en train de changer. Les grands groupes de médias n’ont maintenant plus le monopole de l’industrie du divertissement. Les générations Y et C ne conçoivent pas la TV comme les plus vieux le font. En effet, les besoins en divertissement  semblent de plus en plus fragmentés (avez-vous lu le bouquin « The Long Tail » de Chris Anderson? C’est un must!) et sont sujet à  être comblés directement par notre cercle d’amis. J’entends « amis sur les réseaux sociaux » comme Twitter, Facebook, YouTube, etc.,  donc pas nécessairement des gens que l’on connaît… 😉

Nous somme maintenant à l’ère du « Friendtertainment » ( né de la juxtaposition de Friend et Entertainement).

  • Les émissions de cuisines de Ricardo et de Clodine concurrencent maintenant avec les recettes  des copains  Francis et Normand. Ces derniers  prennent soin de les partager et de les prendre en photo.
  • National Geographic a maintenant de la sérieuse compétition car Stéphanie, via son iPhone prend désormais en photo colibris et cardinaux qui allègent ses mangeoires. Elle nous fait même le plaisir de transformer ses photos digitales en œuvres d’art analogues avec l’application Hipstamatic;
  • Plus besoin de regarder les nouvelles TVA ou Drôle de vidéos pour que le meilleur vidéo comique viennent à nous. Simplement naviguer sur le mur des nos amis Facebook ou Twitter pour s’abreuver des dernières vidéos comiques qui font sourire les internautes de la planète.
  • Les Manon Leblanc et autres émissions à la « Décore ta vie » pourront bientôt se recycler car maintenant, Guylaine et Sylvie partagent directement leurs trucs déco maison et les photos avant/après de leurs plus récente re-décoration.
  • Et il y a aussi l’ami Sylvain qui nous présente les photos de son chantier d’aménagement paysager avant/après et il partagera avec quiconque ses trucs et astuces.

Vous comprenez où je m’en vais avec tout cela. Plus on a d’amis sur les réseaux sociaux, plus on a de sources de divertissement (et d’information).

Voyeurisme? Je ne crois pas.

Inquiétant ? Pas vraiment. À moins qu’on ne soit à la tête des grands groupes de médias et encore là, il faudra toujours de la matière à partager. Il faut que la bête se nourrisse à quelque part…

N’en demeure pas mois que dimanche soir dernier, je me suis surpris à relaxer tranquillement dans mon salon, avec mon iPad sur les genoux, la TV à off, à me promener sur les murs de mes amis Facebook et les Timeline de mes copains Twitter. J’étais en train de consommer une nouvelle sorte de divertissement, du Frientertainment!

PS: Tous les noms sont fictifs.

100 graphiques marketing remplis d’infos pertinentes

Hubspot est belle boite de Boston qui se spécialise en « Inbound Marketing ». Cette dernière présentation est vraiment truffée des infos et statistiques les plus à jour sur les sujets suivants:

C’est bon pour moi alors ça risque d’être bon pour vous. Je partage. Amusez-vous!

Séminaire aux finissants en communication publique de l’Université Laval: « Médias Sociaux, l’avenir des RP ou mode passagère? »

Hier soir, j’ai renoué avec grand plaisir avec l’enseignement universitaire que j’avais dû malheureusement délaisser suite à mon déménagement de Montréal à Québec il y a 3 ans. Sur l’invitation de Simon Poitras, Vice-President chez HKDP, j’ai pu livrer un séminaire traitant des médias sociaux à un beau groupe de finissants en communication publique. Comme je ne prétend pas être un gourou des médias sociaux, j’y suis allé avec mes humbles recommandations qui sont le fruit de mon intérêt marqué pour le marketing web 2.0 ces dernières années.

Médias sociaux: des mesures de retour sur investissement annoncent la fin de la récréation pour bien des gestionnaires de communauté

Certains diront que c’était une question de temps, d’autres diront qu’il était grand temps mais les données publiées récemment par Bazaarvoice et The CMO Club confirment qu’une majorité de marketers prévoient changer leur façon de mesurer les efforts (dollars) investis dans les médias sociaux. L’éternelle question du ROI en matière de médias sociaux trouvera-t-elle une réponse finale? Je ne sais pas mais la volonté de mesurer l’impact direct sur les revenus des dollars investis dans ces nouveaux médias semblent bien claire.

C’est une excellente nouvelle car malgré la bonne volonté de beaucoup de dirigeants d’entreprise, il faut être honnêtes, les efforts mis dans les médias sociaux ces dernières années étaient bien souvent basés sur des voeux pieux et des espoirs de rendements futurs. L ‘attrait de la « saveur du moment » semblait trop fort pour résister chez certains dirigeants. Ce qui ne fût pas nécessairement une mauvaise chose si ces efforts ont été modérés, modulé et soigneusement investigués. Dans ce contexte, les entreprises qui ont pris le virage il y a quelques années sont gagnantes car elles ont appris de leurs récentes expériences et ont grandi en apprenant à naviguer dans ces nouvelles « eaux marketing » que représentent les médias sociaux

eMarketer estime que quatre entreprises sur 5 aux États-Unis avec 100 employés et plus vont utiliser les médias sociaux dans leur coffre à outils marketing en 2011.

Jusqu’à l’an dernier, la mesure principale (et aussi la plus facile à utiliser) était le trafic généré sur un site donné. Je l’ai utilisé à maintes reprises et une implantation bien simple de Google Analytics permet d’obtenir le trafic des sites référents comme ceux des sites de réseaux sociaux. Cette mesure demeurera tout à fait viable en 2011 puisqu’elle permet simplement et de facon quasi-instatanée de visualiser l’impact des actions sur les médias sociaux.

Metrics Used by CMOs Worldwide to Measure the Value of Social Media Marketing Activities, 2010 & 2011 (% of respondents)

Par contre, si on regarde la 2e mesure qui risque d’être priorisée par les CMOs américains, on note un changement majeur:  plus du double des entreprises sondée s prévoient inclure des mesures de conversion en 2011. Un bond de 6 dans l’échelle des priorités des CMOs. Ce sont mes copains chez Adviso qui seront contents puisque leur credo « Nous sommes obsédés de la conversion » commence à récolter des disciples! Ce qui est fort positif à mon avis car comme on dit, c’est là qu’on va démêler les moineaux des hirondelles. L’un des principaux attraits du marketing digital soit, la mesure et l’analyse, était un peu mis de côté aux dépens du buzz et de l’urgence de « faire quelque chose sur les médias sociaux ». La récréation a sonné. Des objectifs de conversion clairs devront être étalés avant de lancer quelque effort que ce soit,

Donc, ce n’est pas que le nombre de fans ou le nombre  d’interactions ou de « followers » seront ignorés mais la véritable question que les marketers devront être en mesure de répondre sera: combien de nouveaux revenus pouvont nous attribuer à nos efforts sur les médias sociaux?

Pour ce qui est des autres mesures « soft » d’impact des medias sociaux par type, il semble que pour une majorité de marketers, Facebook demeure l’outil avec le meilleur retour sur investissement selon cette même étude. Donc, si vos ressources sont limitées, votre priorisation dans l’utilisation des médias sociaux devrait se faire dans cet ordre:

Social Media Marketing Activity with the Highest ROI According to CMOs Worldwide, Oct 2010 (% of respondents)

Évidemment, vous devez considérer vos besoins, vos ressources, vos segments-cibles et surtout vos objectifs dans le choix de vos outils. Mais comme pour beaucoup d’entreprises, les ressources à investir en médias sociaux ne sont pas infinies, il est logique de commencer où nos dollars risquent de rapporter plus. Cette prioriation vient confirmer ce que je disais sur le blogue de Michelle Blanc la semaine dernière dans un commentaire sur son billet « Pourquoi Twitter est supérieur à Facebook dans une optique marketing et relations publiques. Je n’étais pas d’accord sur cette affirmation mais c’est de bonne guerre avec Michelle 😉

MAJ le 8 février 2011

Un bon billet de Frédérick chez Adviso qui vous explique comment migrer de la conversation à la conversion.

Une fête d’enfants signée John St. sous le thème des Pink Ponies. À voir!

Tout marketer qui a de jeunes enfants se doit de visionner cette vidéo qui traite de l’organisation d’une fête d’enfant comme une campagne de marketing pour son enfant à plus petite échelle. Tout y est. De la planification de l’événement à sa gestion jusqu’aux indicateurs de performance après campagne. Le tout exécuté à la perfection en employant un ton humoristique juste assez ironique.

En somme, une excellente utilisation du pouvoir de la vidéo et des médias sociaux par l’agence torontoise john st. qui se sert de cette vidéo (qui risque fort de devenir viral dans la communauté marketing nord-américaine) pour se faire connaître et faire valoir son expertise.

Note: Mon meilleur bout est quand la chanson d’Arcade Fire s’amorce 😉 (vers 1:21)

Reçu via: Jean-Philip Thibault sur Twitter

Crédits:

Agence: john st.
Directeur artistique: Andrew Livingston
Rédacteur: Simon Bruyn
Producteur: Michelle Orlando
Editorial: relish
Editeur: Chris Murphy
DP: Pete Sweeney
Réalisé par: Andrew Livingston and Simon Bruyn

Projet de livre sur les Médias Sociaux par moi ou d’autres…

Ce matin, Michelle Blanc sollicite ses lecteurs au sujet de la suite à prévoir de son livre Les Médias Sociaux 101, livre pour lequel j’ai fait une revue ici même il y a quelques semaines en me répondant à la question « Pourquoi vous devriez offrir Les Médias Sociaux 101 à votre patron? ».

Or, depuis pratiquement 1 an et demi que je jongle avec l’idée d’un livre pratico-pratique sur ce sujet… J’en avais même brouillonné une table des matières afin de structurer ma pensée en sept 2009. Rédiger un bouquin est un rêve que je caresse depuis la rédaction de mon mémoire de Maîtrise. Or, le temps me manque. Je m’ennuie aussi tout autant de la pédagogie et de l’enseignement universitaire qui ont fait partie de ma vie professionnelle de 1998 à 2008.

Comme le monde des médias sociaux et du marketing web évolue à la vitesse grand V, la journée où j’aurai  le temps de compléter la rédaction de mon livre, le contenu sera désuet d’où l’idée de lancer un appel ici sur mon blogue.  Je partage ouvertement le « corpus » de mon projet de livre et vous en faites ce que vous voulez. Vous me dîtes ce que vous en pensez. Vous êtes un auteur ou un éditeur? Vous pouvez vous en inspirer. Si je peux y collaborer avec un collectif d’auteurs, il m’en fera un immense plaisir. N’hésitez pas à me contacter.

Alors, voici ma vision de la « patente »…

En gros, je vois un livre dans l’esprit des livres de Seth Godin, mais surtout axé sur la pratique, les nouvelles tendances et l’expérience à travers de multiples études de cas véritables. Pas trop académique avec beaucoup de liens vers des pages web.

Ma philosophie est simple et suit cette logique et Michelle Blanc en avait discuté ici l’an passé :
“Listen…Join…Ask…Engage…Build…Persist. And Grow.”

Le livre s’alignerait sur cette séquence alors peu importe à quel stade une entreprise est rendue dans son cheminement MS, elle peut y trouver son compte.

Il vise principalement à aider  les décideurs en entreprise à cheminer dans l’univers des Médias Sociaux. Comme je ne suis pas consultant à temps plein, j’ai manqué de temps pour en faire la rédaction pendant l’année 2010. J’observe comme vous que le monde des médias sociaux et du marketing internet évolue très rapidement et que les besoins des décideurs sont bien présents au moment où on se parle. Il ne me sert à rien de garder cela pour moi en attendant d’avoir le temps de rédiger tous ces chapitres…

PROJET DE LIVRE SUR LE MARKETING 2.0 en PME

Table des matières proposée
1.      Introduction aux médias sociaux, c’est quoi et comment ça va révolutionner le marketing
2.      Comment développer une stratégie de marketing 2.0 pour votre entreprise
3.      Vendre votre stratégie marketing 2.0 à l’interne (ROI, ressources humaines et $, challenges à prévoir)
4.      Écouter, observer: être un joueur passif (Étape cruciale selon moi)
5.      Joindre, s’abonner, s’impliquer, converser, partager répliquer (Base personelle). Être un joueur actif
6.      Demander (de l’aide externe, des conseils, suivre des formations, apprendre par la théorie et l’expérience des autres)
7.      Joindre, s’abonner,  Créer ses profils et image de marque, s’impliquer, converser, partager, répliquer (Base corporative) Joueur de plus en plus actif.
8.      Plonger. Lancer une initiative 2.0 à petite échelle, monitorer ses résultats fournir des exemples, bâtir un case study. C’est ce que j’ai fait personnellement avec la Foire aux Meubles South Shore.
9.      Bâtir une communauté (Longue haleine, somme de plusieurs petits gestes, etc) Créer et diffuser  du contenu diversifié. Défis que la création de contenus représente.
10.     Persister (Importance de la persévérance, donner des exemples de marques qui se sont bâties sur le long terme avec le mkt trad et comparer avec nouv mkt, etc)
11.     croître : Démontrer le lien entre une présence forte en 2.0 et la business (ventes, notoriété, économies, etc)
12.     Tout au long de ce parcours. Mesurer, monitorer, ajuster le tir à mesure que l’on avance. Donner des outils de mesure clairs et précis. Les fameux KPIs. Attention de ne pas se perdre là dedans.
13.     Conclusion

Qu’en pensez-vous? Ca comblerait un besoin ou non?

Marketing, bouche-à-oreille, faiseux de brochures et syndrome de la baguette magique (SBM)

Dilbert.com

Le marketing en entreprise évolue sur un spectre très large allant du « simple faiseux de brochure » à un rôle ultra stratégique central à l’orientation de l’entreprise. Mais peu importe la place qu’occupe le marketing dans votre entreprise, vous êtes probablement aux prises avec ce que j’appelle « le SBM: Syndrome de la Baguette Magique ». Je m’explique.

J’ai déjà parlé de l’importance d’un produit de qualité avant d’élaborer toute forme de stratégie de médias sociaux. Malheureusement, encore aujourd’hui, trop d’entreprises aux prises avec des défis de réduction de coûts, négligent cet aspect. Cette diminution de la qualité relative se fait souvent sournoisement, à coup de micro-changements de composantes, de changements de fournisseurs ou tout simplement de non-changements et s’étale sur plusieurs années. Après un certains temps, l’accumulation de ces micro-changements fait en sorte que vos produits ne font plus le poids Vs la qualité des produits concurrents. Mais en plus, ils peuvent avoir perdu au change leurs caractéristiques distinctives  i.e. leur fameux avantage concurrentiel. Le réveil peut être brutal. Le retard peut être difficile à rattraper.

C’est souvent à ce moment que le SBM ressurgit.

Le Dilbert d’aujourd’hui m’a fait repenser au Syndrome de la Baguette Magique. Il arrive souvent que l’on fasse appel au marketing en dernier recours. Pour compenser un manque de vision, un manque de substance ou l’absence de fondements dans une action. Le SBM prend souvent forme comme ceci:

« On va demander aux gens de marketing, ils sont tellement créatifs. Allez-y. transformez de la  m…. (insérer ici produit X, promotion Y, tactique, situation W) sans attrait en un aimant que tous les clients vont vouloir s’approprier sur le champs. Ce sera facile pour eux, c’est leur métier. »

Déjà vu? Probablement. Ça arrive dans les meilleures familles. 😉

Le SBM est en réalité un symptôme d’un manque de compréhension de votre organisation de la raison d’être du marketing.  Et l’avènement des médias sociaux tend à exacerber cette tendance. Pour beaucoup de dirigeants d’entreprise, les médias sociaux ne sont que le dernier outil qui s’ajoute aux à la collection d’outils déjà mal compris du coffre à outils marketing.

Vous pouvez contrer cela en tentant de rendre le marketing plus stratégique dans votre entreprise. Vous me dîtes que c’est plus facile à dire qu’à faire. C’est vrai. C’est un virage qui se fait graduellement et qui exige temps et efforts.

Cela commence en inscrivant votre stratégie de médias sociaux dans un cadre plus large, comme l’établissement de votre promesse de marque par exemple, mais aussi en vous assurant que vos bases de produits et de service sont solides. Je vous en parlerai plus en détail de ce virage vers un marketing plus stratégique mes lors de prochains billets.

En attendant, si vous voulez que le bouche-à-oreille fasse son oeuvre, commencez par investir du temps en rendant votre produit exceptionnel. La baguette de votre responsable marketing est peut-être arrivée à la fin de sa vie utile…

Pourquoi vous devriez offrir le livre Médias Sociaux 101 de Michelle Blanc à votre patron?

Je viens de terminer la lecture de Les Médias Sociaux 101: Le réseau mondial des beaux-frères et des belles soeurs de Michelle Blanc et Nadia Seraiocco.  J’en avais gracieusement reçu une copie en avant-première du lancement officiel qui a eu lieu le 27 septembre. Que voulez-vous, j’ai 3 enfants et je lis lentement…

Elle se fait surnommer la gourou des médias sociaux au Québec. Certains la vénèrent alors que d’autres la trouvent trop excentrique ou trop exubérante (c’est une grande gueule 😉 ) Que vous aimiez le personnage ou non, elle est une incontournable. Elle tient un blogue sur le marketing internet et le commerce électronique depuis 2005 (pendant que les agences web de l’époque tentaient de vous vendre leur CMS ou un site en Flash…). Alors, bien avant que vous considériez être présent sur les médias sociaux ou lancer un blogue pour votre entreprise, Michelle Blanc étudiait, analysait, et scrutait la planète web et y passait le coeur de ses journées.

Je dois avouer que je suis un lecteur assidu de son blogue depuis 2008 pour plusieurs raisons: la pertinence de son contenu (des tonnes d’hyperliens), son ton (Michelle ne se censure pas et les mots politically correct ne sont pas dans son vocabulaire) mais surtout pour SA communauté (Il y a souvent autant de viande dans les commentaires qui suivent ses billets que dans le billet lui-même).

Ce livre ne s’adresse pas aux lecteurs du blogue de Michelle Blanc

La lecture du livre de Michelle Blanc m’a permis de rafraîchir ma mémoire et ne m’a pas appris grand chose mais c’est bien correct comme cela. Ce livre s’adresse aux néophytes du web 2.0, pas aux convertis ou au believers dont je fais partie . C’est un ramassis ou un Best Of du blogue de Michelle Blanc retouché de façon mineure par la plume de Nadia Seraiocco. Il n’y a pas de recette miracle, pas de How To guide. Il y a des faits et quelques statistiques qui sont par ailleurs souvent communiqués sous formes de lien bit.ly dans le bas des pages. Ce que le retrouve, ce sont des anecdotes dont plusieurs mettent en vedette Michelle Blanc ainsi que ses expériences personelles avec les médias sociaux. On peut en être agacé mais force est d’admettre que les trucs ou méthodes qui ont fonctionné pour propulser le brand « Michelle Blanc » via les médias sociaux et traditionnels peuvent, avec un peu d’adaptation, fonctionner pour vos marques ou votre entreprise.

Si vous recherchez des analyses poussées comme dans un text book de marketing, ce livre n’est pas pour vous. On est dans le léger et le livre se lit comme un livre de marketing de Seth Godin: de courts chapitres, ton punché et anecdotique, pas trop d’études scientifiques citées mais des idées qui frappent et qui font réfléchir. En ce sens, je rejoins Mario Asselin dans sa critique du choix du titre, le terme 101 ne convient pas tout à fait à ce qu’un universitaire pourrait s’attendre d’un volume de base. Par contre, je considère que ce livre est un bon préambule à un approfondissement des médias sociaux, ce qu’un paquet de livres/blogues américains font. Pas un véritable 101 mais un bon tour d’horizon pas trop compliqué.

Pourquoi votre patron devrait-il lire ce livre?

  • Il s’intéresse aux médias sociaux surtout parce que ses amis lui disent que c’est l’avenir;
  • Il n’a pas de compte Twitter;
  • Il dit qu’il connaît Facebook parce que ses enfants y sont et qu’ils y passent pas mal de temps;
  • Il n’est pas membre de Facebook ou si oui, il a peur de gaffer alors son babillard est vide;
  • Il a un compte Linked In mais a moins de 50 connections et son profil n’est pas complet;
  • Il croit que Youtube sert avant tout à regarder des vidéos de chiens qui courent après leur queue;
  • Il pense que les médias sociaux nuisent à la productivité de ses employés;
  • Il a une vague idée de que signifie SEO;
  • Il n’a jamais lu un blogue;
  • Il reçoit le journal Les Affaires en copie papier;
  • Il a le sens de l’humour, est curieux et pas trop borné;
  • Il a vu Michelle Blanc à Tout le Monde en Parle, se souvient d’elle, mais n’a absolument pas retenu qu’elle était consultante en marketing internet.

Si une ou quelques-unes de ces descriptions ressemblent à votre patron, il appréciera sûrement votre cadeau. 😉