Carey Price ou l’art du mauvais branding personnel

Un billet léger du vendredi sur mon bon ami Carey Price.

Nos Canadiens se sont fait éliminés ce mercredi par les méchants Bruins. Depuis cette triste soirée, on cherche des coupables. On en parle sur plein de blogues dont celui de Pat Lagacé. Pourquoi, en cette année de centenaire de la Sainte-Flanelle, une telle humiliation? Surtout après une première moitié de saison sur les chapeaux de roues. On blâme les blessés, Bob Gainey, l’âge de certains joueurs (soit trop jeunes,soit trop vieux), la mollesse de certains, alouette!

Je ne suis pas en mesure de jouer les gérants d’estrade mais je voudrais attirer votre attention sur deux occasions que Carey Price a ratées d’améliorer son image de marque (et celle du Canadien pris globalement) auprès des partisans du Canadiens. On s’entend que l’hiver a pas été facile pour le ti-gars hein? Il parait que quand il jouait au docteur avec les petites filles, ça se terminait pas toujours bien… Ce sont les rumeurs qui courent.

En somme, il avait une pente à remonter dans l’estime du public et ce même si l’organisation du Canadien s’est évertuée à le proteger et à le couvrir. Et c’est là que je trouve que le Canadien devrait tenir les cordeaux un peu plus serré avec ses recrues. Après tout le branding du Canadien inclue en quelque sorte la somme des brandings individuels de chacun de ses joueurs, non?

Premier exemple

Le beau Carey, malgré son jeune âge, aurait dû laisser faire les gestes à la Patrick Roy lors du quatrième match et se concentrer sur sa game.

Un petit video pour vous rappeller les événements.

Et côté gestion de branding, quand le coach est en plus le directeur général, il me semble que la décision aurait été facile à prendre: On met Halak en troisième. Tu envoies un message clair à tes fans que l’organisation passe avant les joueurs pris individuellement. Mais surtout, que ces gestes envers les fans ne sont pas tolérés et que l’Organisation respecte ses fans et que c’est ce qu’ils ont de plus important. Plus que la défaite en 4 matchs.

Deuxième exemple, le lendemain

Un beau moment de communication avec les médias. Le boy arrive avec sa calotte. On ne lui voit pas les yeux. La nonchalance incarnée. Il se perd en explications qui ne tiennent pas la route à propos de la défaite, de la série et de ses gestes de la veille.

Oui il est jeune et immature. Je peux comprendre cela mais entourez-les. Coachez-le. C’est l’image du CH après tout. C’est le Centenaire…

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