Pourquoi vous devriez offrir le livre Médias Sociaux 101 de Michelle Blanc à votre patron?

Je viens de terminer la lecture de Les Médias Sociaux 101: Le réseau mondial des beaux-frères et des belles soeurs de Michelle Blanc et Nadia Seraiocco.  J’en avais gracieusement reçu une copie en avant-première du lancement officiel qui a eu lieu le 27 septembre. Que voulez-vous, j’ai 3 enfants et je lis lentement…

Elle se fait surnommer la gourou des médias sociaux au Québec. Certains la vénèrent alors que d’autres la trouvent trop excentrique ou trop exubérante (c’est une grande gueule 😉 ) Que vous aimiez le personnage ou non, elle est une incontournable. Elle tient un blogue sur le marketing internet et le commerce électronique depuis 2005 (pendant que les agences web de l’époque tentaient de vous vendre leur CMS ou un site en Flash…). Alors, bien avant que vous considériez être présent sur les médias sociaux ou lancer un blogue pour votre entreprise, Michelle Blanc étudiait, analysait, et scrutait la planète web et y passait le coeur de ses journées.

Je dois avouer que je suis un lecteur assidu de son blogue depuis 2008 pour plusieurs raisons: la pertinence de son contenu (des tonnes d’hyperliens), son ton (Michelle ne se censure pas et les mots politically correct ne sont pas dans son vocabulaire) mais surtout pour SA communauté (Il y a souvent autant de viande dans les commentaires qui suivent ses billets que dans le billet lui-même).

Ce livre ne s’adresse pas aux lecteurs du blogue de Michelle Blanc

La lecture du livre de Michelle Blanc m’a permis de rafraîchir ma mémoire et ne m’a pas appris grand chose mais c’est bien correct comme cela. Ce livre s’adresse aux néophytes du web 2.0, pas aux convertis ou au believers dont je fais partie . C’est un ramassis ou un Best Of du blogue de Michelle Blanc retouché de façon mineure par la plume de Nadia Seraiocco. Il n’y a pas de recette miracle, pas de How To guide. Il y a des faits et quelques statistiques qui sont par ailleurs souvent communiqués sous formes de lien bit.ly dans le bas des pages. Ce que le retrouve, ce sont des anecdotes dont plusieurs mettent en vedette Michelle Blanc ainsi que ses expériences personelles avec les médias sociaux. On peut en être agacé mais force est d’admettre que les trucs ou méthodes qui ont fonctionné pour propulser le brand « Michelle Blanc » via les médias sociaux et traditionnels peuvent, avec un peu d’adaptation, fonctionner pour vos marques ou votre entreprise.

Si vous recherchez des analyses poussées comme dans un text book de marketing, ce livre n’est pas pour vous. On est dans le léger et le livre se lit comme un livre de marketing de Seth Godin: de courts chapitres, ton punché et anecdotique, pas trop d’études scientifiques citées mais des idées qui frappent et qui font réfléchir. En ce sens, je rejoins Mario Asselin dans sa critique du choix du titre, le terme 101 ne convient pas tout à fait à ce qu’un universitaire pourrait s’attendre d’un volume de base. Par contre, je considère que ce livre est un bon préambule à un approfondissement des médias sociaux, ce qu’un paquet de livres/blogues américains font. Pas un véritable 101 mais un bon tour d’horizon pas trop compliqué.

Pourquoi votre patron devrait-il lire ce livre?

  • Il s’intéresse aux médias sociaux surtout parce que ses amis lui disent que c’est l’avenir;
  • Il n’a pas de compte Twitter;
  • Il dit qu’il connaît Facebook parce que ses enfants y sont et qu’ils y passent pas mal de temps;
  • Il n’est pas membre de Facebook ou si oui, il a peur de gaffer alors son babillard est vide;
  • Il a un compte Linked In mais a moins de 50 connections et son profil n’est pas complet;
  • Il croit que Youtube sert avant tout à regarder des vidéos de chiens qui courent après leur queue;
  • Il pense que les médias sociaux nuisent à la productivité de ses employés;
  • Il a une vague idée de que signifie SEO;
  • Il n’a jamais lu un blogue;
  • Il reçoit le journal Les Affaires en copie papier;
  • Il a le sens de l’humour, est curieux et pas trop borné;
  • Il a vu Michelle Blanc à Tout le Monde en Parle, se souvient d’elle, mais n’a absolument pas retenu qu’elle était consultante en marketing internet.

Si une ou quelques-unes de ces descriptions ressemblent à votre patron, il appréciera sûrement votre cadeau. 😉

Leloup n’a pas à s’excuser

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Après son passage à Tout le monde en parle dimanche dernier, on a été plusieurs à avoir des mixed feelings à propos de l’entrevue que maître Leloup a livré à Guy A.. Vous en trouverez d’ailleurs un bel aperçu en lisant le billet « Jean Leloup et la maladie mentale » ainsi que la diversité de commentaires émis sur le blogue de Michelle Blanc.

 

C’est fascinant de voir à quel point, plusieurs personnes qui ont vu et entendu la même entrevue, peuvent avoir des perceptions aussi divergentes quand à son état.

En revenant du Yulbiz Montreal plus tôt cette semaine, j’ai fait un petit détour au  Archambault de Boucherville avant de prendre la 20 direction Québec. Le but étant de ne pas me taper la radio pendant 2 hres. J’ai acheté le dernier opus de Monsieur Leloup, Mille excuses Milady. En version CD, car je voulais lire et tenir le fameux texte d’une dizaine de pages qui est inclus dans le livret. On y découvre une sorte de lettre ouverte à ses fans à travers laquelle on peut vraiment sentir tout le génie et la folie de cet être. Leloup y partage ses états d’âmes les plus profonds avec une candeur et une écriture touchante et incisive à la fois. Il y avoue être peureux à l’os. Il a peur de tout. De la mort, de la douleur, des vaccins. Peur de déplaire car il ne sait pas « lire » les gens. Leloup n’est pas comme tout le monde et c’est pour cela qu’il a une légion de fans qui le suivent depuis 25 ans.

Mille excuses Milady

J’ai écouté l’album en loop entre Montreal et Québec et j’ai été littéralement charmé. J’ai redécouvert le Leloup des années 80 et 90. Leloup a été généreux, 17 chansons, 17 univers. Des univers où les rats, célérats, corbeaux, corneilles, cannibales et iroquois se cotoient dans des textes toujours aussi tordus. Ces univers lui sont propres. C’est la signature Leloup. Vous vous rappelez de l’éleveur d’escargots, des fourmis, des pieuvres, d’Edgar et du Dôme? Vous comprenez alors ce que je veux dire. S’ajoute à cela un judicieux mélange de textes anglais et francais savamment dosés.

On y trouve aussi le « son » Leloup. Un environnement sonore où les guitares sont évidemment reines. Autant  acoustiques qu’électriques. C’est aussi le grand retour des riffs dans la plus pure tradition Leloup. Des riffs groovy, un peu bluesés, souvent rock et toujours imprévisibles. On ne peut passer sous silence un élément important de la facture sonore de Leloup: les harmonies vocales. Toutes en douceur, les harmonies de Virginia Tangvald sont discrètes, sublimes et même sensuelles comme des mots doux soufflés dans l’oreille. Ca nous rappelle ses meilleurs albums.

Donc, c’est un album qui plaira aux fans de la première heure parce que justement, on y retrouve ce qui a fait la marque de Leloup. La signature qu’on aimait jadis et celle qu’on aime encore aujourd’hui. C’est la signature d’une douce folie qui nous permet de nous évacuer de notre quotidien nous, gens ordinaires. Avouons que c’est spécial… Leloup évacue ses démons dans ses chansons et une majorité de ses fans écoute ses chansons afin de se plonger dans cet univers unique pour se pousser de leur propre quotidien

Jean, tant que tu livreras des albums comme celui-ci, on te pardonnera tes écarts de conduite. Pas besoin de t’excuser.

Plus de détails à:

www.leloup.tv

www.roiponpon.com

www.grosseboite.com