Ne jamais dire jamais.

Note: Ce billet a été rédigé en réaction à l’article « RIP, les RP? Jamais! » dans la newsletter d’Infopresse d’aujourd’hui.

Je voulais réagir directement sur le site d’Infopresse  mais après avoir tout tapocher mon commentaire et appuyé sur « ajouter », Pouf! une page d’erreur apparait. Ca fait une couple de fois que ca m’arrive alors là je vais réagir directement ici sur mon « hub » à moi. Moins de coverage sans doute mais au moins on pourra débattre de la question! C’est plate parce que même si Infopresse essaie d’engager une converstion avec ses lecteurs, ils mettent tellement moins de barrières que ça vient freiner les élans de bien des gens. Il n’y a à peu près jamais de commentaires sur les articles qu’ils publient en ligne…, M’enfin comme dirait Gaston Lagaffe.

Je veux simplement réagir à un article publié dans la newsletter d’Infopresse d’aujourd’hui  à propos des pôôôôôôvres firmes de relations publiques. L’article a été rédigé par Monsieur André Bouthillier, président de Communications André Bouthillier.

Je pense que Monsieur Bouthillier fait fausse route avec son argumentaire. Il tente de « victimiser » les firmes de relations publiques avec ce discours qui se veut en quelque sorte, une réponse, aux pourfendeurs des relations publiques. Je ne suis pas un officiel pourfendeur des RP mais j’essaie juste d’apporter un regard neutre sur leur situation.

Quelques exemples tirés du texte de M. Bouthillier: 

  • « Certains pseudo-critiques se plaisent à associer les relations publiques à l’«industrie du mensonge»;
  • « Je suis toujours choqué d’entendre de fins observateurs parler d’«opérations de relations publiques» ou encore traiter les relationnistes (quel nom affreux!) de manipulateurs des journalistes. »

Son discours me fait un peu penser à celui de  la Fédération Professionnelle des Journalistes du Québec (FPJQ), que Michelle Leblanc a gentiment ironisé avec son billet « La FPJQ et les fabricants de fouet, même combat »: une démonstration flagrante de myopie marketing.

Ce ne sont pas les pourfendeurs des relations publiques qui feront disparaitre les relationistes et boites de PR si elles ne se ré-inventent pas,  mais plutôt:

  • des changements profonds dans les habitudes de consommation des médias (autnat les médias traditionnels que les nouveaux);
  • les modes de diffusion de ces derniers;
  • mais surtout la perception que les consommateurs ont des médias traditionnels.

Les boites de PR ont grandi et fait des profits monstres sur la prémisse qu’il faille « packager » le message et le diffuser au plus grand nombre possible. C’est là qu’ils apportaient de la valeur. Malheureusement, ca ne fonctionne plus. Je ne vous apprend rien en vous disant que les médias de masse (Journaux, télé, etc) sont en processus de ré-invention. Ils se cherchent. Ils cherchent le bon modèle d’affaires car celui sur lequel ils ont surfé pendant si longtemps ne tient plus. La raison d’être des firmes de PR a longuement été à la remorque des médias de masse donc, elles doivent se ré-inventer elles aussi. Ce n’est pas ce que j’observe pour l’instant.

On ne veut plus de messages préfabriqués

Les consommateurs recherchent de plus en plus de transparence et d’authenticité. Ca devient un critère décisionnel d’achat particulièrement auprès de la génération X (et même de la génération Y pour ma part!). Ces derniers ont horreur des messages « packagés ». Ils ignorent tout ce qui sonne comme un communiqué de presse. Or, c’est expressément  ce qu’une grande majorité de boite de PR font: packager des messages et rédiger des communiqués de presse (qui ne sont plus lus par personne).

Internet n’a pas de concurrence en terme de performance de diffusion de contenu

Pour ce qui est de la diffusion, pas besoin d’en discuter longtemps. En quelques clicks de souris, on peut diffuser à une,  5000 ou 100000 personnes. C’est le même prix. Alors, pour la diffusion, le modèle d’affaire des relationnistes tient mal la route. En 2002, Al et Laura Ries écrivaient un best seller dans la communauté marketing: « The Fall of Advertising & the Rise of PR ».

Book Cover

Force est d’admettre que 7 ans après, la publicité traditionnelle poursuit sa chute mais je ne suis pas convaincu que les RP sont en si forte progression. J’attends le livre d’un autre gourou du marketing qui pourrait s’intituler: « The Fall of PR, the Rise of User-Generated Content »!

Qu’en pensez-vous? N’hésitez pas à commenter ci bas.

Si la Maison Blanche peut. Vous pouvez.

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Plus tôt aujourd’hui, le  President Obama  a donné son discours inaugural. C’est un moment historique dans l’Histoire des USA et ce dernier a été couvert de tous bords tous côtés par tous les médias de masse. Je ne le ferai pas à mon tour.

Par contre, l’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche annoncait aussi un changement majeur dans la facon de gérer les relations publiques et les communications avec les citoyens américains ainsi qu’avec les autres citoyens du monde.  Obama avait déjà annoncé ses couleurs pendant la campagne en utilisant de facon fort brillante les nouveaux medias incluant les réseaux sociaux. La reconstitution de la publicité de Budweiser de 2000 Whassup! qui a été diffusée sur youtube.com en est un exemple frappant parmi tant d’autres. Belle exécution virale. Le video est aussi disponible ci-bas.

Au moment d’écrire ces lignes, elle avait été visionnée 5.7 milions de fois.

Le web 2.0 demeure un outil de communication assez pointu (Pour l’instant parce que mal compris) et quelque peu insécurisant pour la plupart des entreprises. Il m’apparait donc comme très prometteur de voir un président utiliser avec autant d’aisance ces outils modernes. C’est d’autant plus innovateur pour un politicien de foncer avec autant de vigueur dans cette nouvelle ère. Le monde politique étant en général assez enclin à sortir la cassette préparée par les relationnistes.

Michelle Leblanc en a parlé aujourd’hui de facon fort éloquente dans son billet Obama ouvre la voie du gouvernement 2.0. Elle présente entre autre 5 niveaux de gouvernement 2.0.

La face des États-Unis a changé radicalement aujourd’hui avec l’assermentation d’Obama.

C’est de manière parfaitement orchestrée que le site de la Maison Blanche a été complètement relooké à midi pile aujourd’hui question de démontrer de façon  significative ce changement de cap. Constatez le par vous même sur le site officiel de la Maison Blanche. De quoi faire rougir de honte Georges W!

whitehousegov-obama

Quelques exemples flagrants de cette nouvelle transparence et authenticité qui émanent désormais de cette institution:

  • On retrouve maintenant des liens directs vers l’agenda politique d’ Obama ainsi que vers le Briefing Room . C’est à cet endroit que vous pourrez visionner les messages videos hebdomadaires qu’Obama fera à la nation et au monde.
  • Vous y trouverez aussi ses rendez-vous et autres évenements importants dans la vie du Président américain. Il y mettra aussi en ligne des présentations PowerPoint sur divers sujets.
  • Bien entendu, M. Obama y tiendra un  blogue. Son premier billet s’intitule: “Change has come to Whitehouse.gov.” sur la thématique de la transparence.
  • Par ces moyens et d’autres non-encore divulgués, l’administration Obama souhaite RE-connecter avec les citoyens américains et par extension, le reste du monde, ce qui a cruellement manqué pendant les 8 ans du règne de Bush.

Ce que je retiens de toutes ces initiatives à saveur sociale, c’est leur impact sur le « brand » Barack Obama jusqu’à maintenant et à venir. C’est aussi un investissement important dans la « marque » que constitue la Maison Blanche. On vient d’assister à tout un changement de positionnement!

Alors, la question à 100$, Si la Maison Blanche, avec:

  •  son agenda politique complexe;
  •  ses milliers d’employés;
  •  les 300 millions de citoyens américains;
  •  sans compter les milliards de citoyens du reste du monde qui ont les yeux rivés sur elle;
  • et des centaines d’autres raisons valables de continuer de faire « comme avant »;

a le courage d’être de son temps et de mettre en place des outils aussi transparents qu’un blogue du président et des messages videos hebdomadaires diffusés sur Internet; comment une PME peut elle encore douter de la valeur de tels outils et laisser passer le train?