Séminaire aux finissants en communication publique de l’Université Laval: « Médias Sociaux, l’avenir des RP ou mode passagère? »

Hier soir, j’ai renoué avec grand plaisir avec l’enseignement universitaire que j’avais dû malheureusement délaisser suite à mon déménagement de Montréal à Québec il y a 3 ans. Sur l’invitation de Simon Poitras, Vice-President chez HKDP, j’ai pu livrer un séminaire traitant des médias sociaux à un beau groupe de finissants en communication publique. Comme je ne prétend pas être un gourou des médias sociaux, j’y suis allé avec mes humbles recommandations qui sont le fruit de mon intérêt marqué pour le marketing web 2.0 ces dernières années.

La montagne russe du service à la clientèle de La Ronde

vampire_g La RondeIl y a quelques semaines, je vous faisais part d’une  mauvaise histoire de service à la clientèle avec une grosse machine pour laquelle on se serait attendu à une prestation de service clientèle exemplaire. Ce ne fût vraiment pas le cas. Cette machine, c’est La Ronde à Montréal et l’histoire, vous pouvez la retrouver ici. Si je résume en quelques mots, je me suis fait voler, je connaissais le voleur et, le voleur a avoué m’avoir volé. Alors, il était normal que j’entreprenne quelques démarches pour récupérer mon dû.

J’aurais pu titrer ce billet, les hauts et les bas du service à la clientèle. Après avoir vécu un bas; suite à la publication de ce billet, j’ai eu un courriel de la superviseur aux relations à la clientèle de La Ronde (qui m’a demandé de garder son identité anonyme…). En somme, ils avaient ignoré mon premier courriel (privé) mais ont réagi suite à la mise en ligne d’extraits du-dit courriel sur mon blogue.  Ils me disent que depuis septembre, ils n’ont accès aux courriels que la fin de semaine car la Ronde est fermée la semaine. Bon, permettez-moi d’en douter…la preuve, ils viennent de me répondre et nous sommes….hmm mardi!

Mais c’est pas grave car, nous avons trouvé un terrain d’entente. La preuve que je suis un bon client pas méchant du tout, je vais publier les extraits des courriels que la superviseur du service clientèle et moi avons échangés et qui nous ont mené à une conclusion heureuse de cette histoire.

Extraits du courriel reçu de la superviseure Services à la clientèle le 5 septembre 2009 au lendemain de la mise en ligne de ce billet.

Monsieur,

Nous souhaitons vous remercier d’avoir pris le temps de nous transmettre vos commentaires concernant votre visite à La Ronde. Nous souhaitons nous excuser du délai avant notre réponse. La Ronde étant fermé la semaine, nous avons accès au messages internet que la fin de semaine.

Suite à votre lettre, nous sommes désolés du sentiment de frustration que vous avez pu ressentir  lors de votre visite chez nous.  Nous sommes soucieux de la satisfaction de nos visiteurs et nous tenons à vous signaler que tous nos employés reçoivent une formation de service à la clientèle au début de la saison afin de bien répondre aux besoins de nos invités. Malheureusement, certains d’entre eux ne mettent pas toujours ces notions en pratique.

… l’employée à l’admission à fait un excellent travail puisqu’il fait partie de notre service à la clientèle que de s’assurer que chaque client a le billet qui lui convient. Nous sommes sincèrement désolés que l’employée du comptoir de service n’aie pas été à la hauteur de vos espérances. Nous aimerions avoir une description physique de cette dernière afin de l’identifié et ainsi faire un suivi disciplinaire.

Les remboursements de billets internet et l’envoi de chèques sont choses compliquées et qui peuvent prendre du temps. Aussi, il nous fait plaisir de vous offrir un dédommagement plus avantageux qu’un remboursement de 13.48$ par enfant. Ainsi, vous aurez droit à 8 billets pour l’année 2010 (4 pour vous et 4 pour votre ami). J’espère que cette offre vous satisfait et si elle vous intéresse nous aurons besoin de vos coordonnées pour vous envoyer une lettre comme quoi vous avez droit à ces billets.

En espérant le tout conforme à vos attentes. Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de nos sentiments les meilleurs.

Évidemment, je ne pouvais pas refuser une telle offre. J’ai alors répondu par courriel que j’acceptais leur offre et qu’en toute bonne foi, j’allais la publier sur mon blogue afin de remettre les pendules à l’heure. J’attendais simplement leur accord par écrit avant de divulguer les détails de notre entente ce que j’ai eu aujourd’hui dans le courriel suivant:

Courriel reçu de la superviseure Services à la clientèle le 16 septembre 2009

Bonjour Monsieur Chabot,

Suite à votre message, il nous fait plaisir de savoir que notre offre vous satisfait. Nous enverrons la lettre concernant le fait que vous avez droit à 8 billets pour 2010 dès la semaine prochaine. Je vous donne aussi l’autorisation de divulguer notre correspondance. Seulement, j’aimerais que mon nom n’y figure point.

De plus, nous souhiations vous souligner que nous avons bel et bien trouvé l’employée que vous nous avez décrit. L’incident fut transmis à son superviseur actuel et une rencontre disciplinaire a été effectuée la semaine dernière.

Je vous souhaite à vous et votre famille un merveilleux automne.

Bien à vous,

La Ronde ne m’a pas demandé de retirer le billet qui les fait mal paraître. Je ne l’aurais pas fait de toute façon. En contre partie, je me suis engagé à rendre public les détails qui ont permis de résoudre ce cas de mauvais service clientèle. Ce qui est maintenant fait.  Alors en attendant d’aller passer une journée en famille à La Ronde l’an prochain, il y a quelques leçons à tirer de cette histoire:

  • Il aurait été bien plus simple pour moi et pour La Ronde de me rembourser les 40$ payés en trop sur le champ.
  • Pour une erreur de 40$, ils doivent me fournir près de 300$ de billets pour contrebalancer l’expérience négative qu’ils m’ont fait vivre.
  • Aucune entreprise n’est à l’abri d’un mauvais employé qui fait un tort à sa marque. Il revient au responsable du service clientèle de réparer les erreurs de ses subalternes le plus rapidement possible.
  • Il faut être agile et proactif dans la résolution de ce genre de situation anodine et éviter de les laisser monter en épingle.
  • Donnez la liberté à vos employés de service clientèle de régler ce genre de quiproquo par eux mêmes. Au risque qu’ils fassent quelque fois des erreurs de jugement.
  • Internet fournit maintenant un porte-voix dirigé vers la planète à tous les clients qui franchissent votre porte. Assurez-vous qu’ils vivent une expérience positive. Au moins s’ils décident d’utiliser leur porte-voix, ce sera pour le bénéfice de votre marque.
  • Avec Google, toutes le histoires relatives à votre marque  laissent des traces permanentes…
  • Si vous en doutez, faites une recherche avec les termes « La Ronde mauvais service » dans Google

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Bixi, faux blogues et nouveaux marketers

Transparency_Triumph_TrendwatchingEn mai dernier (oui, je sais que je suis un ti-peu en retard…!), on a lancé à Montréal le nouveau service de vélos urbains BIXI. Une belle idée. Vraiment. Un beau produit qui remplit un besoin.

Or, ce lancement a suscité un débat parmi les gens de communication-marketing du Québec, principalement en ligne. Débat, qui selon moi est loin d’être tranché. Le toujours croustillant Patrick Lagacé a lancé la premiere flèche ici, Michelle Blanc a elle aussi tirée à boulets rouges sur Morrow Communications dans ce billet. Marie-Claude Ducas, rédactrice d’Infopresse, fait aussi ressortir d’excellents points dans son premier billet qu’elle a par ailleurs bonifié d’un autre article vu que les commentaires ne cessaient de s’ajouter sur les différents blogues.

C’est un peu à cause de ce dernier billet de Marie-Claude Ducas que je reviens sur cette histoire car, je faisais, (sans nécessairement le vouloir) partie intégrante du débat en tant que représentant de la jeune génération.

Après avoir lu le commentaire du publicitaire Roger Tremblay sur Infopresse, j’ai eu un choc et je ne pouvais m’empêcher de réagir à ses propos.Voici quelques extraits de son commentaire:

Ho les moteurs!

Non, mais ça commence à faire les montées de lait !

Vous vous insurgez parce que les personnages du blogue d’André Morrow n’existent pas ? Mais c’est de la pub monsieur le chroniqueur ! Et le rôle de la publicité c’est de changer les comportements ou de créer une sympathie envers un produit.

Ben oui, un blogue c’est de la pub… 😉 Et un peu plus loin, il conclut après avoir parlé du « rôle » que doivent jouer les publicitaires et avoir fait passer les blogueurs pour des frustrés, avec:

Non, il n’y a pas de dommages causés par cette fausse histoire de Bixi et chapeau aux publicitaires qui ont rendu l’affaire intéressante. Et laissez nous faire notre métier de faire rire, d’étonner ou de faire pleurer les gens tout en les renseignant. Avec des histoires inventées ou pas.

Voici intégralement ce que je lui ai spontanément répondu:

La lecture de votre commentaire ne vient que confirmer le fossé qui est en train de se créer entre les publicitaires de l’ancienne et de la nouvelle garde. Et en passant, on peut faire partie de la nouvelle garde même si on a 30 ou 40 ans de métier, ce n’est pas un question d’âge mais d’attitude par rapport aux nouveaux médiums de communications qui émergent.

D’assimiler un blogue à de la pub, comme vous le faite dans votre commentaire, dénote que vos vieux réflexes de « broadcaster » sont bien incrustés. Un blogue est un outil de conversation et qui dit conversation dit transparence et confiance. Deux éléments qui manquent à la stratégie développée par Morrow. D’utiliser Facebook en inventant des fausses personnes qui veulent devenir des amis avec des vraies personnes m’apparait plus comme un manque d’éthique marketing qu’un coup de génie parce qu’on a fait parler de nous…

Les efforts louables des vrais marketers authentiques et transparents seront ternis par ce genre d’initiatives qui jettent de la poudre aux yeux à court terme.

Comme vous dites, « laissez nous faire notre métier de faire rire, d’étonner ou de faire pleurer les gens tout en les renseignant. Avec des histoires inventées ou pas. » Si c’est ca votre métier, ne touchez pas aux blogues.

Bon, OK. La tension et la frustration est palpable dans nos deux commentaires. Depuis ce temps, le débat a évolué un peu sur la question car son fils, Yannis Tremblay, s’en est mêlé et il avait des idées plus proches des miennes. On peut le lire ici avec un commentaire en réponse à celui de son papa.

On a pas encore trancher la question complètement et il semble que 2 clans, aux opinions diamétralement opposées, s’affrontent. Je ne crois d’ailleurs pas que ce sera tranché de si tôt…Que l’on mente ou non en utilisant de faux blogueurs pour faire connaitre un vrai produit, là n’est pas le débat. Il est beaucoup plus fondamental que cela. Si on gratte un peu la peinture, on se rend compte que ce débat est en fait celui de la place du mensonge ou des demi-vérités en marketing. Il est normal que les perceptions entre les vieux routiers de la pub ne soient pas les mêmes que celles des jeunes loups qui grandissent avec les réseaux sociaux. Et, comme je le disais dans mon premier commentaire à Roger, ce n’est pas une question de générations. Il existe bien entendu des nouveaux marketers qui n’ont pas cette attitude « conversationelle » et inversement des vieux publicitaires allumés qui s’arrangent pour être au fait de ces nouveaux modes de communication.

Pour ma part, ma position est claire:

Un mensonge est un mensonge.

Ce n’est pas du puritanisme que de vouloir éviter de mentir en marketing.

En fait, dire la vérité ou être transparent est en train de devenir une règle de base parce que les règles ont changé. Le pouvoir n’est plus entre les mains des annonceurs mais bien entre les mains des consommateurs. Ce sont eux les publicitaires des temps modernes. Si on les dupe, on se prive d’un bouche à oreille positif qui aurait pu avoir lieu entre ces consommateurs à propos de notre produit, notre marque, notre service ou notre idée.

Les marketers qui auront du succès au cours des prochaines années sont ceux qui intègrent cette notion de transparence en tout temps, pas juste quand ca fait leur affaire. Les vieux routiers de la pub traditionnelle pourront bien se faire des « à-croire » que leur petits trucs fonctionnent toujours comme cela a toujours marché. C’est leur affaire. Je crois que le temps est venu d’évoluer ou de disparaître.

PS: Infopresse même parler de cette notion de transparence la semaine passée en reprenant les dernières études de Trendwatching.com: « Pour dominer, soyez transparents« .

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La Foire aux Meubles est lancée!

Vous le savez peut être mais je ne suis pas un blogueur professionnel à temps plein. 😉 J’ai une « Day Job » comme on dit. Je suis en charge du marketing chez Meubles Rive Sud, une PME fondée en 1940 qui est établie à Ste-Croix dans la région de Québec. J’ai la chance de travailler dans une entreprise innovatrice, qui malgré son âge et son secteur d’activité est résolument moderne, tournée vers l’avenir et qui croit plus que n’importe quelle autre PME, au potentiel d’internet, du e-commerce et des médias sociaux.

Comme j’en parle souvent sur ce blogue, je crois sincèrement que le marketing est en train de changer et que nous, marketers, devons modifier nos façons de faire. Je pense que l’on peut débattre pendant des mois et des années à savoir  si le marketing traditionnel est appelé à disparaitre ou si le nouveau marketing n’est qu’une mode passagère. Je me fous de ces débats stériles. Je suis de ceux qui croient que tout marketer doit s’adapter et s’ouvrir. Ca sonne évident mais à voir les débats qui sévissent sur les tribunes de communication-marketing, la chose est loin d’être tranchée. Je suis de ceux qui pensent que la meilleure façon d’apprendre, c’est de le faire… J’ai déjà dit sur ce blogue que si la Maison Blanche peut prendre le virage web 2.0, une PME manufacturière de taille moyenne devrait être en mesure de faire un bout de chemin dans cette direction.

Alors voici la toute première offensive marketing entièrement entièrement web 2.0 déployée par une PME manufacturière .

Mon équipe marketing et moi avons mis au point une campagne originale qui sera diffusée principalement sur les Réseaux Sociaux afin de faire connaître Meubles Rive Sud auprès des Québécois.

La Foire aux Meubles est ouverte: « À La Recherche du Meuble Le Plus Laid du Québec ».

Logo_Foire_aux_meublesLe concept est ultra-simple. La stratégie comprend la création d’une plateforme concours participative en plus de la diffusion du concours sur les réseaux sociaux, les moteurs et les blogues.

Afin de célébrer le 1er juillet et la fête nationale des déménagements, le microsite concours La Foire aux Meubles fera appel aux Québécois pour les aider à trouver ni plus ni moins que le Meuble Le Plus Laid du Québec!

Ce concours invitera les internautes à soumettre sur le site un meuble qu’ils ne sont tout simplement plus capables de voir et voter pour la fiche photo de celui qu’ils jugeront le plus laid d’entre tous! En plus de contribuer à cette galerie des horreurs, les participants pourront aussi commenter chaque meuble. Le fil de presse Twitter de La Foire aux Meubles permettra aux intéressés de suivre les dernières nouvelles du concours en temps réel, une vidéo a également été produite pour l’occasion ainsi qu’une Page Facebook pour rallier les fans Québécois de mobilier à l’esthétique douteuse.

Le participant ayant soumis le meuble le plus laid remportera:

  • un mobilier de chambre neuf;
  • les services de décoration d’un designer intérieur;
  • de la pizza de chez Mikes et de la bière Carlsberg afin de célébrer le 1er juillet avec ses amis.

Le gagnant sera annoncé le 1er juillet. La chasse aux meubles laids est ouverte!

Comme je l’avais fait la semaine passée en vous proposant en primeur le « teaser » de cette campagne (vous aviez eu droit à la portion guerilla marketing de notre concept), je vous tiendrai au courant des défis marketing auxquels notre PME a fait face afin de faire de ce concours un succès. Innover et faire différent a un prix. On doit battre le sentier et s’ajuster à mesure que l’on avance. Assurez-vous de visiter mon blogue pour en savoir plus.

Mais d’ici là n’hésitez pas à participer. Plus on est de fous, plus on rit!

Merci à l’avance de vos commentaires.

Les blogues, des médias de masse?

Eh bien, il semble que oui! Et ce n’est pas moi qui le dit, c’est le PDG de Technorati.

Alors tous les copains qui me traitent de bibitte techno et de simili-geek, voyez que je ne suis pas seul. Et surtout, que je le serai de moins en moins… En fait, je suis juste un marketer de PME un petit peu plus curieux que la moyenne.

À la lecture de l’article du eMarketer d’aujourd’hui (en anglais), on peut lire que: 

« If yesterday’s blogs were about personal expression, today’s are about two-way conversations that take place on many fronts: independent, standalone blogs; social networks; e-commerce and mainstream media sites; and microblogging platforms such as Twitter. »

Même si ces données sont américaines, on en en droit de s’attendre à que cette vague franchisse d’ici 12-18 mois la frontière canadienne. C’est une opportunité pour tous les blogueurs actuels et en devenir. Une opportunité d’être parmi les pionniers, du moins ici. C’est une opportunité aussi parce que c’est une première dans toute l’histoire du marketing.  Les PMEs peuvent engager une conversation (pas juste un monologue) avec les utilisateurs de leur produits et ce, avec très peu d’investissements.  Ces dernières pourront illustrer leur transparence et leur authenticité aux côtés des grande marques nationales dans la blogoshpère. Elles ne sont plus laissées pour contre parce qu’elles ne peuvent se permettre les budgets faramineux de publicité traditionnelle que les grandes marques ont trop longtemps utilisés pour monopoliser l’attention dans certaines industries.

Les blogues vont continuer d’exercer leur influence sur les marques, peut-importe si les blogues sont publiés par les marques elles-mêmes ou par des utilisateurs individuels. La frontière entre les medias de masse et l’individu en tant que medium s’amenuise à chaque mois.

“The lines are becoming blurred between a standalone blog that might be created on TypePad or Blogger or WordPress and blog content that’s created by The New York Times.”

Aux yeux de Google, que l’information ait été produite par un utilisateur ou un journaliste qui publie sur le blogue d’un media de masse, ne fait pas de différence. C’est la pertinence prévaut.

« Currently, 27.9 million US Internet users have a blog they update at least once per month, and they represent 14% of the Internet population. By 2013, 37.6 million users will update their blogs at least monthly. »

C’est dont une chance unique que les marketers ont de participer à ces conversations.

Suivre les conversations qui se déroulent en ligne n’est maintenant plus suffisant (tracker votre marque par le biais d’alertes). Si vous ne le faisiez pas déjà, je vous annonce que c’est un minimum que tout marketer qui se respecte devrait s’affranchir.

Participez aux conversations s’avère une stratégie beaucoup plus judicieuse car vous pourrez désormais « influencer » les conversations. L’ère du message unique contrôlé par l’émetteur est désormais révolue. On ne contrôle plus le message, ce sont les utilisateurs de nos produits qui en deviennent les ambassadeurs. Prétendre le contraire, c’est faire fi de tous les développements qu’internet a apportés au monde des communications. Le seul bout que l’on contrôle réellement en tant que marketer, c’est l’expérience que notre marque/produit fait vivre au client. Pour ma part, un blogue corporatif fait partie de la marque d’un produit.

Et pour ceux qui croient que les blogues ne sont pas lus, vous êtes dans l’erreur.

« eMarketer estimates that in 2009 96.6 million US Internet users will read a blog at least once per month. By 2013, 128.2 million people, or 58% of all US users, will do the same. »

Alors, un bel avenir est réservé aux blogues. Avez-vous commencé à travailler votre stratégie de blogging?

 

MAJ, le 23 avril 2009: Une belle lecture complémentaire encore du eMarketer (en anglais) qui vient confirmer que les bloggers ne sont pas si méchants que cela… en général.

MAJ, le 27 avril 2009: Michelle Blanc ajoute sa perspective ainsi qu’un paquet d’hyperliens ultra pertinents dans ce billet qui indique la voie aux gestionnaires marketing de PME en répondant à la question: Pourquoi ça va vous prendre un gestionnaire de réseaux sociaux?  SI vous êtes comme moi et travailliez dans une PME, en attendant ce gestionnaire dédié aux réseaux sociaux, soyez un hérétique et plongez. Les opportunités pour les marketers de PME qui seront les pionniers sont immenses.

MAJ, le 28 avril 2009: Jason Cohen, sur son blog A Smart Bear, propose une excellente analyse comparée entre l’arrivée des blogues vs l’arrivée des sites web à la fin des années 90. Son billet « Why You Have to Engage in Social Media Even if You Don’t Want To » est très éclairant et risque de vous donnez le dernier petit coup de pied afin de mettre en branle un stratégie de médias sociaux et de blogues dans votre entreprise. Il y cite entre autre les exemples à succès de Rubbermaid, Nike ID et Zappos.

Ne jamais dire jamais.

Note: Ce billet a été rédigé en réaction à l’article « RIP, les RP? Jamais! » dans la newsletter d’Infopresse d’aujourd’hui.

Je voulais réagir directement sur le site d’Infopresse  mais après avoir tout tapocher mon commentaire et appuyé sur « ajouter », Pouf! une page d’erreur apparait. Ca fait une couple de fois que ca m’arrive alors là je vais réagir directement ici sur mon « hub » à moi. Moins de coverage sans doute mais au moins on pourra débattre de la question! C’est plate parce que même si Infopresse essaie d’engager une converstion avec ses lecteurs, ils mettent tellement moins de barrières que ça vient freiner les élans de bien des gens. Il n’y a à peu près jamais de commentaires sur les articles qu’ils publient en ligne…, M’enfin comme dirait Gaston Lagaffe.

Je veux simplement réagir à un article publié dans la newsletter d’Infopresse d’aujourd’hui  à propos des pôôôôôôvres firmes de relations publiques. L’article a été rédigé par Monsieur André Bouthillier, président de Communications André Bouthillier.

Je pense que Monsieur Bouthillier fait fausse route avec son argumentaire. Il tente de « victimiser » les firmes de relations publiques avec ce discours qui se veut en quelque sorte, une réponse, aux pourfendeurs des relations publiques. Je ne suis pas un officiel pourfendeur des RP mais j’essaie juste d’apporter un regard neutre sur leur situation.

Quelques exemples tirés du texte de M. Bouthillier: 

  • « Certains pseudo-critiques se plaisent à associer les relations publiques à l’«industrie du mensonge»;
  • « Je suis toujours choqué d’entendre de fins observateurs parler d’«opérations de relations publiques» ou encore traiter les relationnistes (quel nom affreux!) de manipulateurs des journalistes. »

Son discours me fait un peu penser à celui de  la Fédération Professionnelle des Journalistes du Québec (FPJQ), que Michelle Leblanc a gentiment ironisé avec son billet « La FPJQ et les fabricants de fouet, même combat »: une démonstration flagrante de myopie marketing.

Ce ne sont pas les pourfendeurs des relations publiques qui feront disparaitre les relationistes et boites de PR si elles ne se ré-inventent pas,  mais plutôt:

  • des changements profonds dans les habitudes de consommation des médias (autnat les médias traditionnels que les nouveaux);
  • les modes de diffusion de ces derniers;
  • mais surtout la perception que les consommateurs ont des médias traditionnels.

Les boites de PR ont grandi et fait des profits monstres sur la prémisse qu’il faille « packager » le message et le diffuser au plus grand nombre possible. C’est là qu’ils apportaient de la valeur. Malheureusement, ca ne fonctionne plus. Je ne vous apprend rien en vous disant que les médias de masse (Journaux, télé, etc) sont en processus de ré-invention. Ils se cherchent. Ils cherchent le bon modèle d’affaires car celui sur lequel ils ont surfé pendant si longtemps ne tient plus. La raison d’être des firmes de PR a longuement été à la remorque des médias de masse donc, elles doivent se ré-inventer elles aussi. Ce n’est pas ce que j’observe pour l’instant.

On ne veut plus de messages préfabriqués

Les consommateurs recherchent de plus en plus de transparence et d’authenticité. Ca devient un critère décisionnel d’achat particulièrement auprès de la génération X (et même de la génération Y pour ma part!). Ces derniers ont horreur des messages « packagés ». Ils ignorent tout ce qui sonne comme un communiqué de presse. Or, c’est expressément  ce qu’une grande majorité de boite de PR font: packager des messages et rédiger des communiqués de presse (qui ne sont plus lus par personne).

Internet n’a pas de concurrence en terme de performance de diffusion de contenu

Pour ce qui est de la diffusion, pas besoin d’en discuter longtemps. En quelques clicks de souris, on peut diffuser à une,  5000 ou 100000 personnes. C’est le même prix. Alors, pour la diffusion, le modèle d’affaire des relationnistes tient mal la route. En 2002, Al et Laura Ries écrivaient un best seller dans la communauté marketing: « The Fall of Advertising & the Rise of PR ».

Book Cover

Force est d’admettre que 7 ans après, la publicité traditionnelle poursuit sa chute mais je ne suis pas convaincu que les RP sont en si forte progression. J’attends le livre d’un autre gourou du marketing qui pourrait s’intituler: « The Fall of PR, the Rise of User-Generated Content »!

Qu’en pensez-vous? N’hésitez pas à commenter ci bas.